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LE LIEUTENANT DE GUERRE

CREATION
de Yves Robert  

Le récit en quatre phrases : une loque de la rue, un SDF, se présente à la porte d’un appartement. Une femme l’écoute, lui, il raconte la vie, la mort, l’amour. Il glisse ses mots dans l’entrebâillement pour l’empêcher de refermer. Il se dévoile et espère qu’elle l’acceptera tel qu’il est. Ce récit est une histoire d’amour, une passion.
Me 7 novembre 19h00
Je 8 novembre 19h00
Ve 9 novembre 20h30
Sa 10 novembre 20h30
Di 11 novembre 11h00
Me 14 novembre 19h00
Je 15 novembre 19h00
Ve 16 novembre 20h30
Sa 17 novembre 20h30
Di 18 novembre 17h00
seul en scène / dès 15 ans
env. 1h15

Atelier Grand Cargo - Cornes Morel 13 (Esplanade)

Tarifs
Plein tarif 25.– / Réduit 15.– / Membres 10.–

en complément

POSSIBILITÉ D'OFFRIR DES «BILLETS SUSPENDUS».
RENSEIGNEMENTS: 079 595 86 23

Cargo 15

LE LIEUTENANT DE GUERRE

CREATION
de Yves Robert  

texte et mise en scène  Yves Robert
jeu Blaise Froidevaux
dramaturgie  Samuel Grilli
environnement sonore  Stéphane Mercier
scénographie  Nicole Grédy
costume Janick Nardin
photographie et assistanat  Catherine Meyer

production Cargo 15
organisation Atelier Grand Cargo

Avec une fragilité désarmante, l’extraordinaire Maria Callas affirmait lors d’un interview que l’on n’échappe pas à son destin « There is no way out ! ». On se doit d’assumer l’acte d’existence plutôt que le subir. Regarder vers l’avant, transformer échecs, actions non abouties et déconvenues en énergie afin d’affirmer la continuation du monde, la recherche de la beauté - découvrir dans le vide entre les étoiles ce qui fait de nous des humains. Le parcours de cette grande chanteuse tient de l’ordre du vertige - à la fois la gloire, à la fois la chute. Toujours cette sensation d’être « Sisyphe femme », toujours à la recherche d’une perfection, toujours perdue, seule et vaincue, à terre, mais avec le fol espoir qu’à nouveau une aube se lève. Elle se révèle dans l’ampleur de sa perte, elle aime sans retour, mais elle aime toujours.

Le « lieutenant de guerre » s’inscrit dans une démarche similaire, soit une nécessité irrépressible de se tourner vers celle qui le bouleverse. Comme l’illustre chanteuse, il a vécu de sommets et de déchéances. La vie lui a pesé d’un poids si fort sur l’âme qu’il n’a su en empêcher l’écrasement. C’est cette âme à terre, dans la boue, dans la fange et l’alcool qui se présente à la porte d’un appartement - devant une femme inconnue.
Il est l’ambiguïté, d’un côté l’horreur, le dégoût d’un corps sale au passé supporté difficilement et de l’autre la clarté d’une âme transparente de sincérité. Il se présente dans sa désastreuse misère, dans sa perdition, mais aussi avec l’espoir des pluies apaisantes de juin, de celles qui lavent la terre, nettoient la poussière grise et réveillent les promesses de l’été. Il pressent qu’un homme qui aime ne peut se montrer que tel qu’il est.
Apparaître sous un autre jour que la réalité, c’est trahir, c’est ne pas aimer en définitive. Alors il glisse des mots vers une femme dont il ne connaît même pas le nom, il glisse des mots comme on lance des navires sur l’océan, même si celui-ci est trop large. Il pose ses mots sans attendre de réponse, car il sait que « attendre » est un premier acte.

Yves Robert

Yves Robert est l’auteur de vingt pièces de théâtre, ainsi que trois adaptations de romans destinées à la scène. Il a réalisé plusieurs mises en scène de théâtre. En avril 2014, il a publié son premier roman, LA LIGNE OBSCURE aux éditions d’autre part. Il est soutenu depuis juin 2015 par Cargo15. Il compte pour l’ABC, dont il a été employé, et qui a vu la création de plusieurs de ses spectacles.
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